Le garage solidaire d’Angers – Solidarauto49

Le garage solidaire d’Angers – Solidarauto49

Sortir de la voie de garage du chômage.

Pour les personnes démunies éloignées des centres villes, la mobilité est une condition indispensable d’accès à l’emploi. A Angers, la Fondation Caritas France a donc soutenu la création d’un garage solidaire. Employant 5 mécaniciens qui se trouvaient en chômage de longue durée, ce garage permet aussi aux plus défavorisés de louer, d’acheter ou de faire réparer un véhicule à moindre coût.

S’inspirant d’une expérience menée en Bretagne, la délégation lance en 2009 l’idée d’un garage solidaire. Un bénévole, Luc Cousseau, prend une année de disponibilité de son emploi de postier pour développer l’association Solidarauto 49 et la Fondation Caritas France choisit d’accompagner le lancement de ce garage original, répondant à un besoin criant, en finançant à hauteur de 25 000 € l’achat de l’équipement nécessaire au démarrage de l’activité. Lancé en octobre 2010, Solidarauto 49 s’attaque à la question de l’emploi dans toutes ses dimensions puisqu’elle est également une entreprise d’insertion.

Ouvert à tous, le garage réserve des tarifs préférentiels aux bénéficiaires de minima sociaux envoyés par la CAF ou les assistantes sociales.

Le garage propose aussi un service de location et d’achat de voiture, par le biais de microcrédits sociaux. « Le prix d’un véhicule tourne entre 1 500 € et 2 000 €. Nous appelons au don de voiture, qui est déductible des impôts, mais il ne faut pas qu’il y ait plus d’une dizaine d’heures de travail et 400 € de pièces détachées pour que cela soit rentable. », explique Luc Cousseau, devenu un véritable chef d’entreprise.

Le succès est au rendez-vous. En quelques mois, près de 45 voitures auront ainsi été données à l’association. Et le système profite à tous. « Les clients « classiques » ou les femmes viennent chez nous tant par esprit de solidarité que parce qu’ils savent qu’ils ne risquent pas d’être trompés sur le montant ou l’ampleur des réparations à faire, précise Luc Cousseau. Quant aux salariés en insertion, outre un retour à l’emploi, ils ont le sentiment valorisant de véritablement « rendre service ».

  • Financement de la Fondation Caritas France : 45 000 €

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