RDC. Un “trio-pilote” contre le paludisme.

RDC. Un “trio-pilote” contre le paludisme.

Le paludisme tue un enfant dans le monde toutes les 30 secondes, dont près de la moitié en Afrique Subsaharienne. En République Démocratique du Congo, un programme expérimental a été mis en place alliant distribution de traitements, prévention et formation de personnel de santé… Une expérience à étendre à d’autres pays !

 Le paludisme est l’une des priorités du réseau Caritas, particulièrement en Afrique subsaharienne. En 2007, le Secours Catholique se lance dans une évaluation de son action dans cette zone, afin de la rendre plus efficace. Mais « pour avoir un état des lieux professionnel et objectif, et pouvoir dépasser la logique de réponse à court terme, il nous a semblé indispensable de nous appuyer sur des compétences médicales solides et de développer des partenariats » explique Vincent Godebout, Responsable Mécénat et Partenariats entreprises.

Le Secours Catholique rencontre ainsi Sanofi Aventis, qui a développé un médicament permettant de faire face à des crises majeures de paludisme mais dont la diffusion se heurte à de nombreux obstacles, notamment en Afrique francophone. « Nous avons constaté que les Caritas avaient en charge 40  à 50 %  des soins. Nous avons donc proposé au Secours Catholique-Caritas France de mener une réflexion commune » raconte René Cazetien, Directeur de l’action médicaments chez Sanofi- Aventis.

Avec l’appui d’un comité indépendant de médecins experts spécialement mis en place, les partenaires établissent, sur la base d’un questionnaire envoyé sur le terrain, une cartographie fine des compétences et des moyens en place… mais aussi des besoins. Dès lors une réponse plus ciblée se met en place et est testée en priorité en République Démocratique du Congo (2e pays le plus touché par la pandémie après le Nigeria, selon l’OMS).

Ce programme d’action expérimental combine la distribution de moustiquaires (40000) et de médicaments achetés à prix coûtant à Sanofi-Aventis (128 000 enfants et 32 000 femmes enceintes traités). À ces mesures directes, le projet allie des campagnes de sensibilisation de la population aux dangers du paludisme et surtout un important volet formation : 24 médecins référents formateurs, 50 infirmières, mais aussi 300 relais communautaires. La Fondation Caritas France a choisi de soutenir le développement de cette expérimentation en RDC afin de lui permettre ensuite d’essaimer (jusqu’à 12 pays d’Afrique subsaharienne à terme).

  • Financement de la Fondation Caritas France : 120 000 €

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