Vos dons en action: Fleurs de Cocagne – épisode 3

Vos dons en action: Fleurs de Cocagne – épisode 3

Le Réseau Cocagne regroupe des chantiers d’insertion utilisant le maraîchage comme support pédagogique et de remobilisation. Les Jardins de Cocagne, présents dans toute la France, proposent des paniers de légumes bio à leurs adhérents et un nouveau départ aux personnes accueillies.

Découvrez le chantier d’insertion Fleurs de Cocagne, première exploitation horticole et maraîchère biologique d’Ile-de-France et rencontrez Cécile, Evelyne, Isabelle, Mihaela, Séverine et Sonia.

Episode 3 – Séverine et ses semis, Sonia et ses rêves

Dans la serre des semis — où l’on plante les pousses —, Séverine, concentrée sur ses betteraves rouges, partage ses nouveaux savoir-faires : « Ce sont encore des bébés là, je mets de la terre dans le bac, je plante les graines, je remets une couche de terre et je tasse avec une planche. On va l’arroser tous les jours et ça va pousser. » A côté des betteraves, des dizaines de bacs alignés préservent les futures récoltes de persil, salades, blettes et céleri raves. « Ici ce que j’aime c’est que je vois le fruit de mon travail », confie cette artiste peintre de 46 ans, mère de deux enfants.

S’adapter au rythme de chacun

cocagne 4Séverine prend le temps et avance pas à pas. « Pour le moment, l’objectif c’est de venir tous les jours, d’arriver à l’heure et d’être dans une certaine stabilité. A un moment je n’avais plus du tout confiance en moi et là je commence à me sentir mieux. » Avant de se projeter vers l’avenir, elle souhaite « régler les problèmes présents et passés ». Embauchée depuis novembre dernier, son contrat a été été reconduit pour sept mois. Une belle marque « de confiance » pour Séverine. Dans la serre, l’artiste observe les pousses, passe délicatement sa main sur les feuilles. « Les plantes demandent beaucoup de patience et de méticulosité » lance-t-elle, en souriant.

Les employés se regroupent à l’entrée de l’atelier. Il est 10h, c’est le moment de faire une pause. Certains fument une clope, d’autres grignotent des gâteaux pour reprendre des forces. L’ambiance est bonne : on rigole, on se chamaille gentiment. Plus discrète que certains de ses collègues, Sonia, 35 ans, est assise sur le banc. Elle, est arrivée il y a un an à Fleurs de Cocagne, après cinq années de chômage. « C’était vachement dur. J’ai pas le permis, j’ai du mal à lire et écrire, donc rien que le fait d’avoir eu un boulot c’est déjà bien. » Si elle aime la récolte des roses et la confection de bouquets, Sonia ne compte pas poursuivre dans l’horticulture. « Moi j’aimerais bosser avec les animaux. Trouver une ferme où on les traite bien et bosser dedans. » Elle espère qu’avec l’aide d’Elodie, une solution sera trouvée pour réaliser son projet.

Retrouvez l’épisode 1 ici et l’épisode 2 là.

Un texte de Louise S. Vignaud et des photos de Martin Varret pour l’Agence APIDAE

Le Réseau Cocagne bénéficie du soutien de la Fondation Caritas France au titre de l’action de la Fondation avec les têtes de réseaux

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