CEPIJE : quand un centre d’accueil pour jeunes cherche à essaimer

CEPIJE : quand un centre d’accueil pour jeunes cherche à essaimer

Le CEPIJE (Centre Paroissial Initiatives Jeunes) accueille des jeunes en difficulté et leur permet de mettre en œuvre des projets dont ils sont les porteurs. Les principales activités de ce groupe sont la musique et le sport, entièrement mises en place par les jeunes eux-mêmes qui échangent entre eux leurs savoirs. Une méthode innovante qui a fait ses preuves…

Depuis une quinzaine d’années, le Centre Paroissial Initiatives Jeunes (CEPIJE), né à l’initiative de la Paroisse Saint Pierre de Montrouge, accueille des jeunes de 10 à 25 ans en difficulté. Ses trois mots d’ordre : confiance, initiative et responsabilité. « Depuis quarante ans que je vis avec ces jeunes, affirme Olivier Le Duc, Directeur du Centre, je suis parvenu à une conclusion : la seule manière de les aider à avancer est que ce soient eux les pilotes des projets ».

D’une web radio au sport ou à la vidéo, les jeunes sont ainsi à l’origine et aux commandes des activités proposées. « Ils deviennent co-créateurs de leur vie… et de celle des autres puisqu’ils transmettent ce qu’ils ont appris ». La méthode ayant fait ses preuves – Olivier Le Duc parle de “fécondité” plus que d’efficacité – le CEPIJE commence à initier la création d’un second centre à Boulogne-Billancourt.

Mais recruter un Directeur en résonance avec ses valeurs et ses méthodes s’avère plus difficile que prévu. Et la perspective d’un essaimage à plus large échelle (développement à Suresnes, projet à Antony et deux autres centres prévus d’ici deux à trois ans dans le XVIIe arrondissement de Paris et les Hauts de Seine) renforce l’idée naturelle que c’est à des jeunes “baignés” par le CEPIJE que devrait revenir la mission de co-piloter les nouveaux centres.

Grâce au soutien de la Fondation Caritas France, quatre jeunes précédemment bénévoles sont en cours de formation au métier d’animateur (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport). Ils pourraient ainsi, à terme, prendre les fonctions de Directeurs Adjoints des Centres. Une façon de leur offrir un véritable parcours professionnel mais aussi, selon Olivier Le Duc, de garantir que les structures « ne dérivent pas vers des centres de loisirs avec des activités à consommer ».

  •  Financement de la Fondation Caritas France : 75 000 €

Découvrez aussi