Prix de Recherche Caritas 2019 – 10 années pour mieux comprendre la pauvreté

Prix de Recherche Caritas 2019 – 10 années pour mieux comprendre la pauvreté

Pour la dixième fois, le Prix de Recherche Caritas était remis à un travail particulièrement remarquable sur la pauvreté. L’occasion pour Julien Damon de revenir sur les évolutions de cette pauvreté au cours des 10 dernières années et la remise du premier prix de recherche à Nicolas Duvoux :

  • Le niveau de pauvreté reste globalement stable (après un repli notable au début des années 2000) mais, du fait du dynamisme démographique, de plus en plus de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.
  • A noter également une hétérogénéisation de la pauvreté avec des transformations rapides : « quand elle touchait auparavant les retraités, la pauvreté est aujourd’hui une affaire de jeunes. Elle est également passée des familles nombreuses aux familles monoparentales.»

 

L’occasion également de mettre en avant le chemin parcouru par le prix :

  • Il est en effet devenu une petite institution de la recherche française en sciences sociales, notamment du fait d’une dotation importante pour un prix en sciences sociales.
  • La plupart de ses lauréats sont aujourd’hui en poste dans plusieurs institutions de recherche d’envergure nationale (laboratoires, universités…)
  • Un des intérêts du prix Caritas réside également dans le regard qu’il permet de jeter sur les formes extrêmes de pauvreté.
  • Les prix remis le sont principalement à des thèses de sociologie, s’intéressant à des problématiques franco-françaises.

Prix de recherche Caritas, la pauvreté sous d’autres angles

Innovation cette année, ce sont 2 thèses de doctorat qui sont primées :

  • Le Premier Prix de Recherche Caritas est remis à Gaspard Lion pour sa thèse : « Habiter en camping. Trajectoires de membres des classes populaires dans le logement non ordinaire ». Retrouvez son interview sur notre site internet.
  • Autre innovation, pour la première fois un travail de droit est primé ! C’est celui d’Anne-Sophie Ranaivo, « Sans domicile fixe et droit ». Elle y étudie notamment les éléments légaux s’appliquant aux personnes vivant à la rue (arrêtés anti-mendicité, accès au logement ou au droit…). Son interview est disponible sur notre site internet.

Après une présentation de leurs travaux, les échanges se sont prolongés autour du verre de l’amitié puis du traditionnel dîner des fondations abritées.

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