Monique et Pascal Bilger

Monique et Pascal Bilger

En novembre 2011, Monique Bilger créait une fondation destinée à soutenir les enfants les plus pauvres. Elle réalisait ainsi un projet conçu avec son époux, décédé avant de pouvoir le concrétiser. Avec son fils Pascal, elle explique ce choix.

Comment est née l’idée de cette fondation ?

Monique Bilger. Alors que mon mari et moi faisions des dons depuis des années, il a évoqué un jour son envie de créer une fondation afin d’aider de manière plus importante les enfants qui n’ont rien. Professeur d’économie politique, et donc confronté à tout ce qui va mal dans le monde, mon époux s’était toujours beaucoup intéressé à autrui. Il est décédé brutalement en juillet 2010 et j’ai voulu réaliser ce vœu qui lui tenait à cœur.

Pascal Bilger. J’étais vraiment enthousiaste à l’idée de cette fondation qui correspond tout à fait à l’état d’esprit de mes parents. L’un comme l’autre ont toujours été dans le souci des autres, ne supportant pas l’idée de la misère des enfants.

 

Pourquoi vous être abrités à la Fondation Caritas France ?

Monique Bilger. Au départ, nous pensions pouvoir créer une fondation par nous-mêmes mais j’ai réalisé que ce n’était pas si simple et que le mieux serait de nous abriter. Je n’ai pas cherché longtemps où le faire. Je voulais une fondation à résonance religieuse et nous donnions déjà au Secours Catholique, qui est par ailleurs présent en Afrique. C’était important car notre ambition est d’aider les enfants des pays les plus pauvres, particulièrement sur ce continent.

Pascal Bilger. C’était cohérent, presque évident, de nous abriter ici, notamment afin de pouvoir soutenir des projets du Secours Catholique. L’idée que l’argent donné soit gaspillé ou parte en frais inutiles dérangeait énormément mes parents. Avec la Fondation Caritas France, nous avons vraiment le sentiment que c’est de l’argent utile. Cela aurait rendu mon père heureux. Pouvoir créer sa fondation est une chance : on sait exactement où va l’argent. C’est rassurant et cela incite aussi à s’impliquer plus, avec notamment cette idée de mouvement transgénérationnel.

 

Vous voyez donc loin pour l’avenir de votre fondation ?

Monique Bilger. Le but est effectivement que cette fondation soit pérenne. Que nos enfants et petits-enfants prennent un jour la relève. Je crois que mon époux y tenait. Pour le moment nous déciderons avec ma fille et mon fils des projets à soutenir. J’espère que cela continuera ensuite.

Pascal Bilger. Mes enfants sont encore petits… mais mes aînés comprennent déjà que la fondation sert à aider d’autres enfants. Ils adoraient leur grand-père et j’ai tendance à croire qu’ils pourront avoir envie de reprendre, un jour, cette fondation qui concrétise des valeurs familiales de partage et de solidarité.