Margot Delon

« Les incidences biographiques de la ségrégation »

 

L’édition 2017 du Prix de la Fondation de Recherche Caritas a été remis le 21 septembre à Margot Delon pour sa thèse de doctorat en sociologie “Les incidences biographiques de la ségrégation : trajectoires et mémoires des enfants des bidonvilles et cités de transit de l’après-guerre en France”. Retrouvant d’anciens habitants des bidonvilles de Nanterre et de Champigny, elle permet de constater l’impact, 40 ans plus tard, du passage par ce type d’habitat précaire.

Ce travail historique reste plus que jamais d’actualité quand l’on sait que 20 000 personnes vivent dans des bidonvilles aujourd’hui en France. Dans ce cadre, le travail de Margot Delon montre l’importance des politiques publiques, du tissu social local et du travail des associations pour résorber cette situation.

Cette thèse montre également que, “les causes et les habitants de l’habitat précaire ne disparaissent pas avec un bulldozer”. Dans ce cadre, l’observation des réponses apportées à cette situation en 1960 souligne, en creux, les manquements des politiques appliquées aujourd’hui.