Détention et crise sanitaire, la Fondation Caritas France s’engage auprès des exclus

Détention et crise sanitaire, la Fondation Caritas France s’engage auprès des exclus

Si la crise sanitaire que nous traversons nous affecte tous, certains d’entre nous en ressentent les effets plus durement encore. En effet, comment respecter les règles élémentaires d’hygiène et de distanciation sociale en prison? Comment préparer sa sortie et sa réinsertion dans ces conditions?

Prison et confinement, la vigilance de l’OIP

Parce qu’elle lutte contre la pauvreté et l’exclusion de tous, la Fondation Caritas France a soutenu récemment 2 projets venant en aide aux personnes détenues ou ex-détenues. Le premier est porté par l’Observatoire International des Prisons (OIP). Cette association loi 1901 agit tout au long de l’année pour faire connaître l’état des prisons et informer les personnes détenues de leurs droits. Depuis le début de la crise sanitaire, elle tient un décompte du nombre de détenus et de surveillants testés positifs (419 au total) ainsi qu’une cartographie des 40 établissements touchés. Le standard téléphonique de l’OIP permet à de nombreux détenus et à leurs familles de bénéficier d’une écoute attentive et de conseils.Le journal d’appel tenu par l’association dit un peu de l’incertitude, de la tension et du désespoir dans lequel vivent les détenus et leurs familles.

Le Wake Up Café, pour mettre définitivement la prison derrière soi

Pour ceux qui se préparent à sortir, le Wake Up Café permet d’envisager une nouvelle vie. En temps normal, l’association propose, pour les personnes en détention un parcours d’insertion qui a pour but de remotiver la personne et de définir avec elle un projet professionnel viable. A la sortie ces “wakeurs” sont suivis tant sur le plan de la recherche d’emploi (initiation aux codes de l’entreprise, présentation des métiers, aide à la rédaction de CV…) que sur celui de la reconstruction personnelle. Le but est bien entendu d’insérer et d’éviter la récidive. Et ça marche!! Les personnes suivies par le Wake Up Café sont moins de 10% à récidiver (contre 30% dans l’année et 60% dans les 5 ans en dehors de tout dispositif).

 

Mais comment ne pas “perdre” le travail réalisé alors que l’accompagnement en personne est rendu impossible? L’association a ainsi du basculer une partie de son accompagnement en “distanciel” appels réguliers pour les détenus comme pour les ex-détenus, animation d’ateliers connecté, suivi psychologique et mise à l’emploi dans le réseau d’entreprises partenaires de l’association. Grâce au financement de la Fondation Caritas France, le Wake Up Café a pu distribuer des clés 4G et des tablettes à plusieurs “wakeurs dehors”. L’un d’entre eux, Aurélien, a même pu passer des entretiens d’embauche. De quoi le motiver et bien préparer sa réinsertion professionnelle post-confinement !

 

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