[Vos dons en action] – Ikambere, une « maison d’accueil » pour les femmes séropositives

[Vos dons en action] – Ikambere, une « maison d’accueil » pour les femmes séropositives

Ikambere est une association dont le nom signifie « Maison d’accueil » dans un dialecte rwandais. Depuis sa création en 1997, elle a accompagné plus de 3000 femmes séropositives vers l’autonomie.

Le VIH et le virus de l’exclusion.

Si le VIH est moins présent dans l’actualité et que les traitements actuels laissent l’espoir d’une vie « normale », il n’en demeure pas moins que de nombreux malades continuent de souffrir d’exclusion. Au sein de cette population, Ikambere se concentre sur les femmes. En effet, chaque année en France, 1 personne découvrant sa séropositivité sur 2 est née à l’étranger et 1 sur 3 est une femme, la plupart du temps vivant en Ile-de-France.

L’association se donne quatre missions pour répondre à ce constat : prévention et dépistage, actions de médiation sociale à l’hôpital, accompagnement des femmes vers l’autonomie, diffusion des bonnes pratiques auprès des professionnels.

 

Une association qui renverse le paradigme traditionnel de l’accompagnement

Ces dernières cumulent de nombreuses fragilités : femmes, migrantes, séropositives, isolées, en situation socioéconomique défavorable et parfois psychologiquement fragiles. Pour répondre à des problématiques et des difficultés multiples, l’association propose un accompagnement global:

    • Sur les questions de santé bien sûr (travail avec des médecins, éducation thérapeutique…),
    • Administratif avec un appui aux démarches
    • Besoins fondamentaux (accès au logement…)
    • Mais aussi lien social (groupes de paroles…), insertion professionnelle (accès à la formation…), travails sur l’estime de soi…

Ikambere propose ainsi un véritable renversement de paradigme dans la conception de l’accompagnement en proposant une prise en charge transverse des bénéficiaires. Ce faisant, elle rompt les logiques de silo où un acteur travaille sur la santé, un autre sur le logement etc.

 

Un lieu d’accueil, d’échange et de réconfort

@akamilenaberndt

Au-delà de l’accompagnement « technique », Ikambere c’est aussi un lieu à Saint-Denis qui accueille les femmes suivies par l’association : repas, appartements passerelles, travail avec les mères de famille, les publics de cet accompagnement sont nombreux et divers. L’association accueille par exemple des « femmes roseaux ». Ces dernières sont atteintes du VIH et on 60 ans ou plus. Un accompagnement et un espace d’écoute spécifique leur est dédié pour pouvoir aborder des sujets qui leurs sont propres (retraite, famille, isolement, fin de vie…). Le travail avec ces femmes a d’ailleurs donné lieu à un fascicule sous-titré « tenir debout malgré l’âge et le VIH ».

Si les femmes séropositives sont le premier « public » d’Ikambere, les professionnels de santé sont également parmi les cibles du travail de l’association. En effet, ce sont souvent eux qui orientent les femmes malades quant elles arrivent à l’hôpital. Néanmoins, ils sont souvent démunis face à l’accueil et à l’accompagnement des primo-arrivant. Les former et les accompagner est donc un élément à part entière du projet associatif d’Ikambere.

 

Accompagner l’association : l’action de la Fondation Caritas France

Avec plus de 20 ans de travail à son actif, l’association se pose aujourd’hui la question de la réplicabilité de son modèle. En effet, il existe sur tout le territoire français (et au-delà), des personnes pour qui le VIH ou plus largement les maladies chroniques ( diabète, hépatite,…) sont un facteur d’exclusion. Afin d’aider l’association à réinterroger son projet associatif et ses moyens d’action, la Fondation Caritas France a ainsi financé une étude stratégique – confiée au cabinet ADASI – sur les possibles évolutions de l’association. Pour lui permettre de capitaliser ses savoir-faire et de mieux accompagner de nouvelles initiatives demain.

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