Accompagner les philanthropes, un vrai métier

Accompagner les philanthropes, un vrai métier

Depuis plusieurs années, la Fondation Caritas France (FCF) accompagne celles et ceux qui souhaitent mettre leur patrimoine au service de la lutte contre la pauvreté. Ce faisant, la FCF est devenue un véritable conseiller en générosité auprès des 95 fondations qu’elle abrite. Mais quel est le parcours de ceux qui accompagnent au jour le jour les philanthropes? Réponse avec Jean-Marie Destrée, Délégué Général .

 

Conseiller en générosité, conseiller de terrain

Jean-Marie Destrée commence son parcours en Bolivie où il travaille pendant deux ans dans une ONG d’éducation populaire avant de prendre la tête du département Amérique Latine-Caraïbes du Secours Catholique pendant 3 ans. Formation de leader sociaux, suivi de projets de développement, montage de dossiers de financement, il fait ainsi ses premières armes en prise directe avec le terrain.

Il devient ensuite responsable de l’équipe Urgence/Réhabilitation, un poste qu’il occupera pendant 10 ans. “A ce poste, j’ai vécu toutes les grandes commotions des années 90. Les catastrophes naturelles mais aussi les guerres comme le Rwanda, la Bosnie… Entrer dans Sarajevo sous la menace des snipers ou aller dans les camps de réfugiés rwandais à Goma juste après le génocide sont des expériences extrêmement difficiles“. Après 10 ans à ce poste, Jean-Marie ressent le besoin, bien compréhensible, de “poser [s]es valises”. Il intègre alors le comité de direction du Secours catholique avec une responsabilité dans les ressources humaines et la conduite du changement. Il deviendra ensuite directeur du développement des ressources financières de l’association. Avec ses équipes il développera fortement les dons collectés auprès des particuliers. Il présidera  l’association française des fundraisers avec une préoccupation particulière pour l’éthique dans la collecte.

 

L’argent, source de guerre et source de vie

Avec la FCF, Jean-Marie s’attache à “faire ressortir le juste rôle de l’argent”. Au quotidien, cela veut dire “avoir le bien commun comme boussole”. “Être une structure désintéressée rend cela facile et nous donne une liberté de ton et la possibilité de questionner, d’exprimer des doutes ce qui est très important et très beau à vrai dire”. Au-delà de l’excellence de la gestion financière, c‘est “la confiance que nous accordent nos fondateurs qui permet cette liberté et cette qualité de travail”. Les fondateurs apprécient la fondation Caritas pour son expertise dans le champ de la lutte contre la pauvreté mais également pour sa dimension humaine et l’animation unique de la communauté des fondateurs : rencontres, formations, voyages terrain en France comme à l’étranger.

Une qualité de travail reconnue, qui fait de la FCF,  dix ans après sa création, la troisième fondation abritante de France.

 

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