Vos dons en action: Rentrée des classes, de Paris à Niamey avec la Fondation Yara

Vos dons en action: Rentrée des classes, de Paris à Niamey avec la Fondation Yara

 

Alors que les écoliers français reprennent le chemin de l’école, retour sur l’action de la Fondation Yara au Niger. Créée en 2006 comme fondation d’entreprise et passée sous l’égide de la Fondation Caritas France (FCF) en 2015, elle soutient et met en œuvre des projets de développement centrés sur l’éducation. Revue de détail avant la rentrée des classes.

 

Au Niger, un chantier immense

Situé à la charnière entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde. Avant-dernier Etat du globe en termes d’indice de développement humain (0,35 sur une échelle de 0 à 1), son revenu annuel brut par habitant est de 900$ avec d‘énormes disparités (390$ en zone rurale). De plus, il est durement touché par de terribles inondations ces dernières semaines.

Dans ce contexte, le taux d’alphabétisation est l’un des plus faibles d’Afrique : 29% au global. Le taux de scolarisation est lui en progression avec près de 82% des garçons et 64% des filles, cependant, seul 4% de ces dernières poursuivent au lycée. Pauvreté, mariage précoce (12/13 ans), infrastructures inexistantes en zone rurale, les raisons sont nombreuses. Et pourtant, au-delà des chiffres, l’éducation est un enjeu majeur dans un pays où la moitié de la population a moins de 15 ans. C’est ce à quoi s’attache la Fondation Yara depuis plus de 10 ans. “Le pays est assez peu doté en ONG alors que les enjeux sont immenses, notamment pour la scolarisation des filles. Nous avons débuté par un partenariat avec une association locale qui a eu l’idée de l’internat.”

 

De la rentrée des classes à la construction d’écoles

apprenants du Centre de Formation Professionnelle Pascal Coutard en formation mécanique moto

Les apprenants du Centre de Formation

La fondation accueille une première promotion de 12 enfants en 2006, elle compte 20 fois plus d’élèves 11 ans plus tard. En 2008, un internat est construit à Zinder en zone rurale, il est agrandi en 2011 et voit sa première promotion passer le brevet en 2013. “Ces enfants, issus des zones les plus défavorisées du pays, n’aurait jamais pu aller au secondaire sans notre action” souligne Marie Mitterrand. Aujourd’hui, ce sont deux internats et un centre de formation professionnelle (à Zinder et à Niamey) qui vont accueillir, à partir de lundi, 220 enfants du CE2 au bac en passant par des formations qualifiantes en mécanique ou en restauration. « Nous travaillons beaucoup avec les autorités et les communautés locales, notamment sur la question des jeunes filles et des mariages forcés« .

Non content de donner une éducation à ceux qui n’en n’ont pas, la Fondation Yara propose surtout un cursus de qualité : 86% de réussite au brevet des collèges et 90% au bac (pour 40% et 30% au niveau national). Plusieurs “anciens” des écoles Yara sont aujourd’hui élèves en médecine, en économie ou dans les grandes écoles d’ingénieurs du continent (Ecole des Mines à Niamey, 2iE à Ouagadougou). “Ces enfants sont parfois les premiers de leur village à être reçus au brevet des collèges ou au baccalauréat. Ils sont de véritables poteaux de lumière pour leur communauté.”

Ancienne fondation d’entreprise, la fondation Yara a rejoint la FCF en 2015. “L’accompagnement humain et les rendez-vous entre fondateurs agissent comme une véritable formation continue. C’était pour nous le moyen de poursuivre et d’amplifier notre action”. Cette volonté d’aller plus loin se traduira dès Novembre avec l’ouverture de nouvelles formations professionnelles (en couture notamment) à Zinder.

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