Quel impact social des projets ?

Quel impact social des projets ?

Le 8 septembre 2014, les fondations abritées sous l’égide de la Fondation Caritas France étaient invitées à faire leur rentrée lors d’une conférence dédiée à l’évaluation de l’impact social des projets soutenus. Complexe, le sujet doit en questionner plus d’une puisqu’une trentaine de personnes étaient au rendez-vous co-animé par trois expertes du sujet.

Première étape : un cadrage sur les méthodologies d’évaluation de l’impact social par Emeline Stievenart, Experte associée à l’ESSEC IIES et animatrice de la formation-action « Mesurer l’impact social« . Après cette introduction, Octavie Baculard et Manon Dupuy, du cabinet Volonteer, ont présenté leurs analyses d’impact menées sur 2 projets soutenus par la Fondation Caritas France.

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En Côte d’Ivoire, ASMU propose une formation professionnelle aux métiers de l’artisanat à des jeunes issus de familles démunies. L’évaluation – basée sur l’approche SROI (retour social sur investissement) – s’est attachée à répondre à la question : les actions d’ASMU contribuent-elles à l’autonomie financière et au développement social et humain des jeunes sortis du système scolaire ? Alors que 800 jeunes ont bénéficié de l’action de l’ASMU depuis 2004, les résultats encourageants incitent à répondre « oui ».

Car au-delà d’offrir un travail leur permettant de vivre (pour 88% des jeunes passés par le programme ASMU), l’association leur a donné des bases solides pour se projeter dans l’avenir (90% envisagent de créer leur activité et de devenir leur propre patron). Les jeunes s’estiment aussi épanouis : la phrase « Je me sens heureux » obtenant un score d’agrément de 7,75 sur 10 (contre une moyenne de 4,2 sur 10 en Côte d’Ivoire). Au final, la valeur sociale créée serait de 3 euros pour chaque euro investi dans le programme.

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En France, le projet évalué est celui de l’association Solidarauto 49. Elle s’attèle au problème d’accès à la mobilité des personnes en situation de précarité en leur permettant d’acheter ou de faire réparer un véhicule à un prix abordable dans son garage à Angers. La Fondation qui soutient le projet depuis sa création a souhaité évaluer l’efficacité de la réponse apportée : dans quelle mesure accéder au garage Solidarauto 49 contribue à sortir de la précarité ?

L’évaluation, basée sur des entretiens individuels puis un questionnaire quantitatif, a mis en lumière les atouts du projet. Car si l’association de permet pas forcément de sortir de la précarité au sens littéral, ses services offrent une bouffée d’air dans le budget des ménages précaires, et surtout un sentiment de « sécurité » : les réparation automobiles sont une dépense souvent repoussée à plus tard par les ménages en difficulté. Elle a aussi permis à l’association d’identifier des pistes de professionnalisation de ses services.

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