Accompagner les philanthropes, un vrai métier

Accompagner les philanthropes, un vrai métier

Depuis plusieurs années, la Fondation Caritas France (FCF) accompagne celles et ceux qui souhaitent mettre leur patrimoine au service de la lutte contre la pauvreté. Ce faisant, la FCF est devenue un véritable conseiller en générosité auprès des 95 fondations qu’elle abrite. Mais quel est le parcours de ceux qui accompagnent au jour le jour les philanthropes? Réponse avec Jean-Marie Destrée, Directeur Général Adjoint de la FCF.

 

Conseiller en générosité, conseiller de terrain

RENCONTRES ANNUELLES DU CERCLE CARITAS - A l'occasion de la sortie du premier ouvrage français consacré exclusivement à la philanthropie familiale - La Philanthropie, une affaire de famille (ed. Autrement) - le Cercle Caritas recevra ses auteurs Arthur Gautier, chercheur et délégué général de la chaire Philanthropie de l’ESSEC Business School, et Anne-Claire Pache, professeur titulaire de cette chaire, pour une soirée d'échanges. Soutenu par la Fondation Caritas France, cet ouvrage s’appuie sur une étude menée à l’ESSEC, depuis 2012, auprès d’une trentaine de familles, dont deux philanthropes ayant créé une fondation sous égide de la Fondation Caritas France. Il lève le voile sur le phénomène encore méconnu de la philanthropie familiale qui, après plusieurs décennies de semi-clandestinité, fait l’objet, en France, d’un renouveau aussi remarquable qu'inattendu.

Jean-Marie Destrée commence son parcours en Bolivie où il travaille pendant deux ans dans une ONG d’éducation populaire avant de prendre la tête du département Amérique Latine-Caraïbes du Secours Catholique pendant 3 ans. Formation de leader sociaux, suivi de projets de développement, montage de dossiers de financement, il fait ainsi ses premières armes en prise directe avec le terrain.

Il devient ensuite responsable de l’équipe Urgence/Réhabilitation, un poste qu’il occupera pendant 10 ans. “A ce poste, j’ai vécu toutes les grandes commotions des années 90. Les catastrophes naturelles mais aussi les guerres comme le Rwanda, la Bosnie… Entrer dans Sarajevo sous la menace des snipers ou aller dans les camps de réfugiés rwandais à Goma juste après le génocide sont des expériences extrêmement difficiles“. Après 10 ans à ce poste, Jean-Marie ressent le besoin, bien compréhensible, de “poser [s]es valises”.

 

L’argent, source de guerre et source de vie

Avec la FCF, Jean-Marie s’attache à “faire ressortir le juste rôle de l’argent”. Au quotidien, cela veut dire “avoir le bien commun comme boussole”. “Être une structure désintéressée rend cela facile et nous donne une liberté de ton et la possibilité de questionner, d’exprimer des doutes ce qui est très important et très beau à vrai dire”. Au-delà de l’excellence de la gestion financière, c‘est “la confiance que nous accorde nos fondateurs qui permet cette liberté et cette qualité de travail”.

Une qualité de travail reconnue, qui fait de la FCF, l’une des principales fondations abritantes de France.

 

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