Vos dons en action: Fleurs de Cocagne – épisode 4

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Pour ce dernier épisode, retrouvez Mihaela et ses tomates ou Isabelle et ses fleurs

Le Réseau Cocagne regroupe des chantiers d’insertion utilisant le maraîchage comme support pédagogique et de remobilisation. Les Jardins de Cocagne, présents dans toute la France, proposent des paniers de légumes bio à leurs adhérents et un nouveau départ aux personnes accueillies.

Découvrez le chantier d’insertion Fleurs de Cocagne, première exploitation horticole et maraîchère biologique d’Ile-de-France et rencontrez Cécile, Evelyne, Isabelle, Mihaela, Séverine et Sonia.

Episode 4 – Mihaela et ses tomates

Le Réseau Cocagne regroupe des chantiers d’insertion utilisant le maraîchage comme support pédagogique et de remobilisation. Les Jardins de Cocagne, présents dans toute la France, proposent des paniers de légumes bio à leurs adhérents et un nouveau départ aux personnes accueillies.

Découvrez le chantier d’insertion Fleurs de Cocagne, première exploitation horticole et maraîchère biologique d’Ile-de-France et rencontrez Cécile, Evelyne, Isabelle, Mihaela, Séverine et Sonia.

cocagne 5Trop absorbée par ses tomates, Mihaela, elle, a carrément oublié de prendre sa pause. « Moi je suis pas fatiguée », affirme-t-elle en installant des ficelles aux plants de tomate, en guise de tuteurs. C’est une grande première pour cette maman de cinq enfants, issue de la communauté Rom : « Ici c’est mon premier travail ». Alors pas question de chômer, Mihaela s’active et bichonne ses tomates qu’elle affectionne particulièrement. « C’est moi qui ai mis les planches pour faire les lignes, je les ai plantées aussi. » Mihaela vit seule avec ses enfants dans un hôtel social. Elle espère continuer à travailler pour trouver rapidement un logement à elle. C’est bien parti. François lui a proposé de reconduire son contrat : « il m’a dit : on a besoin de toi ».

Envisager l’après avec sérénité

Une heure plus tard, les employés se regroupent dans l’atelier. Sous les serres, la chaleur commence à se faire sentir. Place à la préparation des commandes de particuliers ou d’entreprises. Les paniers bio se remplissent, les premiers bouquets prennent forme. Isabelle, 54 ans en est à son quatrième mois sur le chantier d’insertion. « J’avais jamais fait de fleurs avant et franchement je suis dans mon élément. Je suis trop contente ! » Ces neuf dernières années, cette ancienne commerciale les a passées à élever son petit dernier. Désormais, elle souhaite se lancer « dans la décoration florale pour les réceptions ».

En à peine quatre ans d’existence, Fleurs de Cocagne a déjà vu passer 53 personnes en difficulté. En moyenne, à la sortie, 60 % accèdent à une formation qualifiante ou un autre emploi. Elodie, qui les accompagne dans la construction de leur projet professionnel, espère grossir ce chiffre mais s’estime déjà satisfaite du chemin parcouru par la majorité d’entre elles. « J’ai régulièrement les anciennes au téléphone et pour toutes les personnes passées par le chantier, ça se voit qu’il y a eu du changement. »

De retour de la cueillette des roses, Cécile s’attèle maintenant à la confection des bouquets. Sur le plan de travail, concentrée, elle mêle roses mauves et annuelles, sa fameuse touche « champêtre ». Peut-être une nouvelle composition pour son book. Ce qui est certain en la regardant, c’est qu’elle prend du plaisir à ce nouveau travail. Et désormais, plus d’angoisses : Cécile envisage l’avenir sereinement.

Un texte de Louise S. Vignaud et des photos de Martin Varret pour l’Agence APIDAE

Retrouvez les épisodes numéro 1, numéro 2 et numéro 3

Le Réseau Cocagne bénéficie du soutien de la Fondation Caritas France au titre de l’action de la Fondation avec les têtes de réseaux

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